Composition et structure des assemblages ichtyologiques en milieu lagunaire : cas de la lagune du Mellah

En milieu lagunaire, les compartiments biologiques benthiques et planctoniques se caractérisent par une zonation qualitative et quantitative particulières. Cette organisation est gérée essentiellement par une variable discrète, le confinement, défini comme étant ’’le temps de renouvellement en eau d’origine marine, en un point donné du milieu’’. Concernant l’ichtyofaune, les différents schémas de distribution observés sont dépendants de plusieurs facteurs biotiques (recrutement, compétition, prédation, activités humaines) et biotiques (salinité, température, hydrodynamique, saisonnalité, variabilité de l’habitat, etc…). Ainsi, la distribution des espèces est le résultat d’une intégration complexe de ces facteurs, dont l’importance relative varie d’un écosystème à un autre. 
 
L’objectif de ce projet est la connaissance de la diversité et de l’organisation, dans le temps et dans l’espace, de l’ichtyofaune de 3 lagunes nord-africaines : la lagune du Mellah (Algérie) et les lagunes de Bizerte et des Bibans (Tunisie). Il s’agit d’abord de décrire, pour chaque milieu, le type de distribution et les abondances spatiales et temporelles des différentes espèces présentes, ensuite tenter de savoir si les modifications éventuelles sont corrélées aux différents paramètres biotiques. Nous saurons ainsi si l’ichtyofaune de ces milieux peut-être considérée comme bioindicatrice du confinement, comme cela a d’ailleurs été montré dans d’autres lagunes méditerranéennes. On pourrait alors vérifier si le concept de confinement s’applique ou non à l’organisation du compartiment ichtyologique. Dans l’affirmative, la structure des assemblages de ces poissons serait utilisée comme un outil complémentaire pour définir les niveaux d’influence marine et/ou continentale sur les écosystèmes considérés.
  crsict 2014: crsict.univ-annaba.dz